Concours d'architecture de la Grande Mosquée d'Alger |
|
|
|
|
Écrit par Fatiha AMALOU (L'Expression)
|
|
19-09-2007 |
|
Le bureau d’études qui se chargera de la conception de la Grande Mosquée d’Alger sera connu au plus tard le 5 octobre prochain. Ils sont 17 soumissionnaires, dont 4 algériens et 13 étrangers (des tunisiens, des libanais, des saoudiens, des égyptiens, des français, des allemands, des canadiens, des chinois et des sud-coréens) à être en lice. Au début 43 bureaux avaient retiré le cahier des charges.
L’ouverture des plis du concours international d’architecture, lancé au mois de mars 2007, a eu lieu hier à Alger au niveau de Dar El Imam Mohamadia.
Les experts choisiront 5 propositions qui seront soumises au président de la République. C’est le chef de l’Etat qui désignera le lauréat chargé de la conception de la Grande Mosquée d’Alger. Les 4 bureaux restants recevront des prix allant de 200 à 500 millions de centimes. La durée du projet est fixée à 75 mois selon le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Abdellah Ghlamallah. Il a affirmé, lors d’une conférence de presse, que l’Etat prendra en charge le financement du projet sans pour autant divulguer le coût.
Ghlamallah disculpe l’imam de l’Appreval
La Grande Mosquée d’Alger, troisième au monde après celles des deux Lieux Saints de l’Islam (Arabie Saoudite), nécessitera une enveloppe de pas moins d’un milliard d’euros dont 150 milliards de centimes consacrés uniquement pour l’étude et la conception. La Mosquée sera construite en plein coeur de la baie d’Alger, plus précisément dans la commune de Mohamadia, sur un site choisi parmi une dizaine d’autres pour son emplacement face à la mer. L’architecture de ce monument religieux et culturel répond aux exigences de l’époque contemporaine.
La mosquée aura en fait une double vocation. Non seulement comme lieu de réunion des fidèles pour la prière mais aussi en tant que pôle attractif pour les chercheurs, historiens, artisans, étudiants ainsi que pour les touristes et le public en général. «Cet espace, dont le maître d’oeuvre aura comme principal objectif de concilier entre modernité et authenticité permettra d’éviter le phénomène de l’extrémisme», a déclaré le ministre.
S’étalant sur une superficie de 20 ha, le projet compte plusieurs infrastructures dont une salle de prière pouvant contenir jusqu’à 120.000 fidèles, d’un minaret d’une hauteur de 300m, d’un institut supérieur de l’enseignement religieux, d’une bibliothèque, d’un centre culturel, d’un centre d’affaires, d’un centre de santé, d’un bâtiment administratif, de logements et des espaces verts.
La mise en fonction de toutes ses structures permettra la création de 2800 postes d’emploi permanents. Concernant, d’autre part, le problème de terrain et des expropriations qui se posaient, les représentants du ministère avaient expliqué que l’évacuation des 12 occupants des lieux, dont des entreprises publiques et privées et des associations, est en cours.
Les concernés seront dédommagés suite à leur expropriation, est-il affirmé. Cette affaire a été réglée sans le recours à la justice, feront savoir les représentants du ministère du fait que le choix et l’affectation du terrain ont été faites par décret exécutif le 5 octobre 2006.
Source : Journal L'Expression. |